Ce que je garderais si je devais tout perdre
Si je devais tout perdre et ne garder qu'une seule chose dans mon travail, voilà ce que je choisirais. La réponse m'a surprise moi-même.
Si je devais garder qu’une seule chose dans mon travail, ce serait ça.
Si demain on me retirait tout — les offres, le business, les revenus — et qu’on me laissait garder qu’une seule chose dans mon travail, je garderais la création de contenu.
Et pourtant, créer du contenu, c’est chiant.
S’installer, régler la lumière, trouver une position, se refaire la gueule devant la caméra. Tout le cadre technique, je n’aime pas. Ce que j’aime, c’est ce qui vient après : partager.
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Ce n’est pas le contenu que j’aime, c’est le partage
Ce que je cherche quand je publie quelque chose, c’est déclencher une réflexion chez quelqu’un. Pas une réaction émotionnelle. Pas un buzz. Une réflexion.
Quand j’ai fait l’interview sur France Culture, des gens m’ont écrit depuis leur voiture pour me dire “moi aussi j’ai vécu ça”. C’est exactement ça que je recherche. Pas les likes, pas les vues. Le moment où quelqu’un se dit “ah, je n’avais jamais vu les choses comme ça”.
Avant les réseaux sociaux, on avait accès qu’à une façon de penser standardisée. Des gatekeepers qui nous disaient comment le monde tournait. Aujourd’hui, ma façon de réfléchir, ma façon de vivre, je peux en montrer un bout. Et quelqu’un à l’autre bout du monde peut se dire “tiens, c’est intéressant comme point de vue”.
C’est ça qui me fascine.
Le paradoxe : introvertie avec un besoin de partage immense
C’est là que ça devient contradictoire.
Mon besoin de partage est immense. Mais ma capacité à interagir avec les gens est très limitée. Je suis profondément introvertie.
Et c’est pour ça que le contenu est devenu ma solution. Parce que c’est asynchrone.
Je tourne chez moi, je parle à personne. Je publie. Ça génère du dialogue, mais par écrit, entrant chez moi, à mon rythme. Et ça ne m’épuise pas.
Le contenu, c’est ma façon de nourrir un besoin de connexion sans me vider de mon énergie. C’est le compromis parfait entre vouloir parler au monde entier et ne pas supporter plus de deux heures d’interaction sociale.
Est-ce que tout mérite d’être partagé ?
J’aimerais dire oui. Mais c’est non.
Si tu laisses tout le monde partager sans filtre, celui qui crie le plus fort gagne. Et si tu limites le partage, tu es dans une dictature. C’est un vrai sujet philosophique, pas un truc qu’on résout en une phrase.
Ce que je crois, c’est qu’on peut partager tout ce qui a un effet bénéfique et aucun effet destructeur sur les autres. C’est ma ligne.
La vraie raison pour laquelle mon contenu fonctionne
Les gens me disent souvent que je suis “authentique” ou “sincère”. Je ne me trouve pas toujours si authentique que ça. Parfois je me dis que j’aurais pu l’être plus.
Mais ce que les gens ressentent, je crois, c’est ma volonté d’être en lien. Même quand c’est imparfait, même quand c’est un peu marketing, l’intention de base reste le partage.
Et je pense que si demain je gagnais au loto et que je n’avais plus jamais besoin de travailler, le contenu resterait. Je partagerais encore. Sans rien vendre. Juste parce que quand j’étais petite, je me sentais seule, internet est arrivé quand j’avais 11 ans, et ça a tout changé.
J’ai eu accès à des gens qui vivaient différemment. Et j’ai pu partager ma façon de vivre en respectant ma limite d’introvertie.
Je suis juste tombée dans la bonne époque.
✍️ Travailler ensemble ?
Je travaille avec les entrepreneurs et les professions libérales qui veulent attirer des clients et vendre, intelligemment, en ligne.

